Les premiers pas sont toujours ainsi. Harnaché d’un énorme sac, les muscles se réveillent, se font sentir individuellement, les épaules plient sous ce trop de poids, les chevilles se déverrouillent progressivement, le corps souffre. Les idées affluent à une vitesse effrayante, toutes passent là, sans résolution, les pensées fusent, les souvenirs fulgurent, l’ensemble s’entrechoque, le cerveau crame, les vertiges sont à deux pas, les faiblesses affluent, l’angoisse est latente et l’hypocondrie pas très éloignée.
La côte s’insinue. La respiration se fait sonore, les muscles chauffent mêlant des informations contradictoires de souffrance et de plaisir. La conscience tente d’émerger et de réguler les pensées obsédantes, elle annonce un non ferme, peu efficace.
Les premières goûtes de sueur perlent. La respiration prend un rythme régulier. Les idées se succèdent, s’exposent, ne s’attardent plus et ne demandent rien d’autre que de passer.
Quatre heures sont passées et les douleurs qui sont là sont celles qui resteront, certaines augmenteront, d’autres diminueront mais demeureront. Les pensées se sont calées sur le pas lent et lourd.
Tout s’installe, les distances s’évaluent en temps, le corps redevient fluide et les pensées trottent au rythme du pas. La machine retrouve son rythme naturel.
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